|
|
L’envers de la croissance
Sous le régime communiste, chacun était assuré d’un emploi à vie et d’un logement fourni par son unité de travail. Les citoyens étaient pris en charge par l’État.
En 1978, le président Deng Xiaoping instaure une politique de réforme et d’ouverture qui vise le développement économique du pays. Depuis, la Chine a fait un bond considérable sur le plan économique: 400 millions de personnes sont sorties de la pauvreté en 20 ans. Mais cette prospérité a entraîné des inégalités sociales et géographiques.
Entre 130 et 300 millions de Chinois auraient quitté la
campagne pour chercher du travail en ville, des emplois précaires qui les
rendent vulnérables aux mauvais traitements et à l’exclusion sociale. De
plus, les entreprises d’État ont licencié 40 millions de personnes depuis
10 ans. Des dizaines de milliers d’enfants vivraient et travailleraient
dans la rue. Les réformes économiques ont mis
fin au régime universel de soins de santé. Conséquence: 60 % des Chinois
n’ont pas accès à l’assurance santé.
La Chine doit aussi faire face à l’immense défi de nourrir 22 % de la population mondiale, alors qu’elle ne détient que 7 % des terres cultivées.
Autre défi: réussir à combler les besoins en électricité d’une classe moyenne en émergence qui découvre les climatiseurs et les électroménagers.
À notre antenne
Extrême richesse, extrême pauvreté
Le téléjournal/Le point, 20 janvier 2005
Journaliste: Patrick Brown
Chine: la santé à deux vitesses
Sans frontières, le 31 janvier 2005
Journaliste: Michel Labrecque
Les migrants: l’envers de la croissance en Chine
Sans frontières, le 2 février 2005
Journaliste: Michel Labrecque
Tous les reportages
|